Article paru le 5/10/2014
Propos recueillis par par Gwenola GUIDÉ
Photo Cédric Martineaud / stand CELC à Maison&Objet

« Pas vraiment prophète en son pays, la fibre de lin, essentiellement cultivée en France, demeure injustement méconnue de nos compatriotes. Entretien avec Julie Pariset, chef de projet à la confédération européenne du lin et du chanvre (CELC).

– Le lin est une fibre cultivée en France de longue date. Un fait ignoré de nombreux consommateurs ?

JP – « 80 % de la production mondiale de lin est européenne. Sur ces 80 % de production européenne,
la France pèse à elle seule 80 %. C’est dire. Pourtant, un sondage l’a montré dernièrement, de
nombreux consommateurs imaginent que c’est une fibre exotique. »

– Où la production se concentre-t-elle ?

JP – « On a coutume de dire qu’elle s’étend de Caen à Amsterdam. Soit sur le nord de la France, en
Belgique et aux Pays-Bas. C’est une question de terroir et de savoir-faire. »

– Le lin n’est-il pas victime de préjugés ?

JP – « Si, bien sûr, et notre rôle à la CELC est aussi de lutter contre les idées reçues. Le paradoxe est
que les Français sont parmi les consommateurs qui en achètent le moins, tout en étant les plus
gros producteurs. ‘’Ça se froisse » est le reproche que l’on entend le plus souvent. Alors que chez
les Italiens, par exemple, on reconnaît un certain chic à ce froissé un peu désinvolte, le lin se porte
comme ça. Un autre cliché est que ce serait difficile à entretenir. Il n’en est rien. Le lin est une fibre
résistante, qui se lave sans problème à 60 degrés. N’oublions pas que les trousseaux de nos grandsmères
étaient composés de lin. Cette fibre naturelle est thermorégulatrice et a la capacité inégalée
de retenir 20 % de son poids en eau sans que l’on ressente d’effet ‘’toucher mouillé ». Ce qui la rend
idéale pour le linge de lit et de toilette. »

– Et depuis nos grands-mères, on a aussi découvert de nouvelles applications ?

JP – « Le lin se mélange très facilement à d’autres fibres comme la laine ou le cachemire. On l’utilisait
surtout en chaîne et trame, désormais la maille de lin se développe. On la trouve par exemple
aujourd’hui sous forme de t-shirts dans la plupart des grandes enseignes. La maille représente
désormais 30 % du secteur textile. »

– Et depuis nos grands-mères, on a aussi découvert de nouvelles applications ?

JP – « Le lin se mélange très facilement à d’autres fibres comme la laine ou le cachemire. On l’utilisait
surtout en chaîne et trame, désormais la maille de lin se développe. On la trouve par exemple
aujourd’hui sous forme de t-shirts dans la plupart des grandes enseignes. La maille représente
désormais 30 % du secteur textile. »

– Le lin a aussi de nombreux atouts technologiques, encore moins connus du grand public ?

JP – « Pour certaines applications, la fibre de lin remplace la fibre de verre, grâce à ses propriétés
mécaniques intrinsèques. On l’utilise donc dans l’automobile, l’aéronautique, le domaine des sports et
loisirs. C’est une culture à la fois séculaire et innovante, une filière de proximité, un atout pour notre
économie. »

  
Copyright © CELC - linenandhempcommunity
Agriculture
Beauty Well being
Caprice
Eco building
Eco design
Fashion
Innovation
Lifestyle
News
Revue de presse
Sustainable

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *