Teilleur belge de 46 ans, Bart Depourcq avance à pas de géant du haut de son mètre 96.  Entré dans la Société familiale VAN DE BILT en 1991, après son Master en Génie Industriel – Université de Gand – il en devient actionnaire en 1998 pour en assumer aujourd’hui la direction générale. Un rôle qu’il incarne avec modernité pour fédérer une filière LIN résolument tournée vers l’ international.

Bart Depourcq reçoit Yuko Onuma de la marque japonaise de PAP 100% lin  Kenland

« Dans ma jeunesse, j’ai passé beaucoup de vacances à la ferme de ma grand-mère qui m’a transmis l’amour de la culture » confie-t-il.  » J’ai commencé ma carrière professionnelle en 1991, à l’époque où la succession n’était pas un sujet d’actualité chez les frères van de Bilt. Ce qui m’a permis d’apprendre les différents aspects du métier du lin. En 1991 ce n’était pas évident de commencer une carrière dans le lin qui traversait alors une grande crise. » Avec une équipe renforcée et en sachant qu’il faut investir en anticipant, la maison van de Bilt décide d’ élargir ces activités. En 1993, elle met en route sa première peigneuse.  En 1994, il épouse Monique van de Bilt qui lui donnera 2 enfants. « Dès 1995, j’accompagnais monsieur Marc van de Bilt sur ces tournées semences en France;  je m’occupais de plus en plus des questions financières . En 1998, j’ai repris les parts appartenant à mon beau-père et je suis devenu actionnaire de la société.

L’ écosystème LIN :  fédérer autour du choix

Avec son discours inaugural lors de notre Congrès international de Budapest  (6 et 7 novembre 2014), Bart Depourcq s’est voulu rassembleur autour d’un principe de responsabilité. Le choix. Incarné, comme au théâtre par l’Unité d’action: « Car, pour bien agir, encore faut-il avoir le choix. Pour bien agir, encore faut-il faire les bons choix, a t-il rappelé devant un parterre de 250 acteurs internationaux venus de 15 pays.  » Dans l’environnement si complexe de notre filière, à l’image de tous nos métiers, de toutes nos spécificités et de toutes nos ambitions, les alternatives sont multiples. Chaque cas est unique, chaque cas est une valeur ajoutée ». A l’origine même du lin, dans les champs, l’agriculteur est lui aussi confronté à des choix : céréales, betteraves, pommes de terre, lin, quel emblavement pour quelle culture ? Un choix qui obéit à des paramètres et à des critères rationnels. « In fine, que me rapporte cette culture si exigeante ? Exigeante en hommes, en savoirs, en machines et outils de plaines, et si tributaire de la météo ». Agriculture, R&D, innovation: cette dynamique débute dès les semences et se manifeste aux champs, pour des rendements optimum, grâce notamment à la maîtrise des intrants, une expertise d’ARVALIS, Institut du Végétal. Un choix qui assure la qualité, obsession du teilleur et du filateur, à la source de l’innovation portée par les tisseurs et tricoteurs; cette innovation qui «  place le LIN comme Fibre Créative, pour un art de vivre 100% lin »; et qui porte en soi un élément de différenciation pour le dernier maillon de la chaîne – le plus important – le consommateur final.

Bart Depourcq – 65ème Congrès de la CELC – Budapest 2014 « Savoir-faire et Faire Savoir »

Informer, défendre et promouvoir

En se souciant du maillon qui précède et du maillon qui suit, et en parfaite connaissance des forces et des contraintes de chacun, « toute la filière LIN gagne en confiance « , rappelle Bart Depourcq. Et de souligner l’importance de la Promotion dans cet ensemble. « En prise directe avec les réalités de marché, la Promotion joue pleinement son rôle de dénominateur et de levier commun à l’ensemble de la filière. Qu’elle soit Européenne ou Extra-Européenne, comme le rappelle Alain BLOSSEVILLE, Président de la Promotion à la CELC, lors de son discours de conclusion: « Quand ZARA fait une collection en maille de lin, ce n’est pas un hasard. Et nous savons tous ici que ses fournisseurs sont multiples, le fil vient de Chine, de Pologne, et de Lituanie ». C’est le fruit d’un travail d’open- promotion. Une open-promotion qui a su replacer l’homme, la plante, sa naturalité, et sa modernité au cœur de l’action marketing, en écho à un discours de société. Une promotion continue, appuyée sur une stratégie claire, sur des expertises, sur une équipe et un réseau de personnalités fortes et investies.

Cette Promotion a su créer de nouveaux usages en réponse aux attentes des modes de consommation actuels. En affranchissant le lin de son passé statutaire, en mettant en place des outils qui ont déjà fait montre de leur efficacité. Rempart à la contrefaçon, l’Observatoire des Fibres Libériennes est désormais garant en matière d’identification des fibres LIN et CHANVRE,  et donne la possibilité aux marques et aux enseignes de tester la composition de leurs produits. Une certification nécessaire à la crédibilité et à la notoriété de nos 2 marques interactives où la fibre labellisée EUROPEAN FLAX®, permet au CLUB MASTERS OF LINEN® de jouer son rôle de modèle économique de la qualité. Un Club qui garantit une traçabilité résolument européenne, à chaque étape de transformation. Récemment mise en place à l’initiative de la CELC, la Veille économique, partage des statistiques de douanes et d’informations issues des organisations, fédérations et des professionnels des pays tiers (tout particulièrement statistiques chinoises), permettrait un meilleur ajustement des emblavements (hectare semés) et de l’outil industriel (européen et pays tiers). OUI, les nouveaux marchés du lin sont pluriels, en Inde, au Japon et bientôt en Chine.

En accédant à la Présidence de la CELC en 2013, Bart Depourcq s’était donné une mission. Stimuler la diversification des débouchés textile et non textile du lin et du chanvre, intensifier les relations avec nos partenaires et clients Chinois, Indien ou Japonais, maintenir l’équilibre entre l’offre et la demande. Le 65 ème Congrès de Budapest, deuxième congrès international de la CELC, a conforté cette vision – pour mieux anticiper l’avenir de nos seules fibres végétales textiles européennes.

++Pour aller plus loin++

LES CHIFFRES CLÉ DU LIN EUROPEEN

– production : 120.000 tonnes en Europe (France, Belgique et Hollande), 90.000 tonnes en France pour 2014. Source CIPALIN

– surface : 78.400 hectares en Europe (France, Belgique et Hollande), dont près de 65 .000ha en France, les surfaces européennes ont déjà augmenté de 10% en 2014. Source CIPALIN

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